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LE PEUPLE INVISIBLE
Sur la piste des Arméniens de Turquie

Extrait de la préface d’Ahmet Insel
Une Turquie plurielle, reconnaissant l’égalité irréductible des identités ethniques, religieuses, culturelles qui la composent est l’utopie que partage aujourd’hui une partie des habitants de ce pays.
Ils ne sont pas très nombreux. Mais ils ne sont pas non plus une quantité négligeable. Ils mènent au sein de la société civile un remarquable travail d’information, de persuasion, de revendication, dont les résultats ne doivent pas être sous-estimés. [...]
Le livre de témoignages de Sinem Karata?, dans lequel elle décrit aussi son propre parcours par rapport à la prise de conscience du problème arménien, apporte une pierre à cet édifice, petite mais précieuse.

La quatrième de couverture du livre :

Le « peuple invisible », étrange et troublante expression pour désigner les Arméniens de Turquie. Ces Arméniens qui se cachent encore un siècle après le génocide de 1915, sont révélés ici à travers seize entretiens. Fethiye Çetin, avocate célèbre, raconte : « C’est à un âge avancé que ma grand-mère m’a transmis son secret. J’avais alors environ vingt-quatre ans. J’ai appris qu’elle était arménienne et tout le poids qu’elle a porté ».

Le cas d’Ahmet Abakay, journaliste turc renommé, est tout aussi éclairant. Sa mère lui confie à la fin de sa vie qu’elle n’est pas une Turque alévie mais une Arménienne. Il ose rendre publique l’histoire de sa famille. Certains de ses membres, scandalisés, l’ont menacé.

Les vérités ne sont pas toutes bonnes à entendre. Certains Turcs qui découvrent leurs origines arméniennes, refusent de l’assumer. On mesure le choc de se retrouver brutalement de l’autre côté du miroir, parmi une population persécutée et méprisée. Mais les langues se délient et la société civile turque, courageusement, commence son travail de mémoire. Cependant, l’Etat turc reste farouchement négationniste.

 

Milène Sinem Karatas, née à Ankara en 1984, est journaliste pour la télévision et la presse écrite. Elle travaille en Turquie et en France, où elle vit actuellement.


     Le 30/05/2016
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Les origines secrètes de la guerre

Dans ce précieux manuscrit devenu introuvable, Marc Saunier dresse rien moins que l’histoire de l’affrontement tenu secret des grandes Initiations divisées très sommairement en deux principes, de Paix et de Force, depuis 6.500 av. J.-C. jusqu’à la Première Guerre mondiale, à travers la légende de l’Alliance Universelle des Peuples dont il subsiste une trace dans la mémoire de l’humanité à travers le mythe de l’Age d’or.

À sa lecture, l’Histoire confuse de l’humanité s’illumine. Les empires, les religions, les guerres, les grands personnages s’inscrivent dans un schéma d’ensemble linéaire enfin cohérent et intelligible grâce à un fil conducteur dont Marc Saunier nous donne la clef, sa clef. Il nous lègue une Histoire de l’humanité comme jamais elle n’avait été contée et qui projette une singulière lumière sur les événements actuels.

Le lecteur n’aura pas de mal à reconstituer de lui-même la suite des événements, l’ouvrage ayant fini d’être rédigé en 1917.

On sait peu de choses de Marc Saunier. C’est assurément un initié, féru d’histoire, de symbolisme et de poésie. Il est l’auteur de trois livres : Les origines secrètes de la guerre (Ed. Sansot, 1917), La légende des symboles (ouvrage honoré d’une souscription de la ville de Paris) et Au-delà du Capricorne.


     Le 01/04/2016
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Petits et grands secrets du marché de l'art

Tous les marchés, de valeurs mobilières et immobilières, en passant par celui des matières premières, ont leurs secrets, leurs règles et nécessitent une initiation pour les comprendre, avant d’investir. Christian Bastard de Crisnay connaît bien celui des œuvres d’art. Il a connu ces dernières années un développement et des bouleversements fulgurants, favorisés par internet, la mondialisation, l’irruption des fonds d’investissement et le boom déconcertant de l’art conceptuel.

L’auteur a appris à connaître les œuvres d’art dans son cercle familial mais aussi et surtout grâce à sa longue expérience de notaire. C’est ainsi qu’il a été amené à estimer les pièces les plus rares et les plus diverses et conseiller à ses clients les meilleures stratégies patrimoniales et successorales. Son livre fourmille de cas croustillants. Maniant le style du récit et du bon pédagogue, il s’adresse à tous, des candides aux collectionneurs, en passant par les amateurs avertis et les investisseurs. Très critique vis à vis de l’art conceptuel – une escroquerie dans 80% des cas – il n’en donne pas moins toujours des avis et des conseils avisés et de bon sens. Il est lui-même collectionneur.

Christian Bastard de Crisnay est un passionné, un bon vivant et un conteur. Né en 1947, il est entré dans le notariat en 1969 et a été notaire à Garches. Retraité actif, il est avocat d’affaires et professeur attaché à la faculté de Nanterre, depuis plus de trente ans. Son best-seller : Petits & grands secrets d’un notaire (Archipel, 2012) lui a valu d’être l’invité sur RTL de Philippe Bouvard et de ses « Grosses têtes ».


     Le 01/12/2015
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La librairie Samuelian immortalisé par un livre de témoignages et de photographies

Ce livre de témoignages et de photographies est dédié à la Librairie orientale H. Samuelian. Une oasis regorgeant de livres, de couleurs, de parfums de boiseries, de papier et de voyages... Une institution pour les bibliophiles passionnés par l’Arménie et l’Orient, élargi jusqu’au Pacifique et à l’Afrique. Tous les orientalistes l’ont fréquentée : Dumézil, Benveniste, Corbin, Feydit, Braudel, Dagron, Hagège, Cahen, Charachidzé, Mahé, A. Torossian, Sirarpie Der Nersessian, N. Garsoïan...
Ce haut lieu si chaleureux de la vie communautaire arménienne niché au 51 rue Monsieur-le-Prince, à Paris, en plein Quartier latin, on le doit à son fondateur, Hrant Samuelian, né en 1891 à Marache, en Cilicie. Erudit, polyglotte, homme de lettres, chroniqueur au quotidien Haratch, militant de la Cause arménienne, homme pondéré, généreux, affable, véritable bourreau de travail, il fit l’admiration de tous.

Sa fille Alice et son fils Serge lui ont succédé avec bonheur. La librairie inaugurée en 1930 tient bon depuis 85 ans, depuis deux générations. Mais nul ne sait si l’entreprise familiale survivra à l’épreuve du XXIe siècle.

Armand Franjulien (né Frangulian) a une longue expérience de la photographie. Il a passé l’essentiel de sa vie professionnelle au Parlement européen, travaillant dans diverses commissions dont celle chargée des Affaires étrangères et celle de la Sécurité et de la Défense. Il était notamment présent lorsque le Parlement européen a reconnu le génocide des Arméniens le 18 juin 1987.


     Le 01/12/2015
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Jérôme Dutel avait promis une suite à Sans Zanto. Il tient parole avec : "Sur la piste de Sophia Zantoniovitch"

L’inspecteur Bertin de l’unité d’élite de la BIR a perdu son coéquipier et son meilleur ami, Zantonio, un enfant de la DASS, orphelin d’émigrés russes blancs, au cours d’une très sale affaire (Sans Zanto, Thaddée, 2014). Il a fait le serment de retrouver la sœur du défunt, disparue en Russie depuis son enfance.

Assisté de deux des meilleurs éléments de sa brigade, Bertin débarque en terre inconnue armé de ses gros bras, de son flair infaillible et de son sens de l’humour. Mais dans son corps de molosse, il trimbale une âme toujours aussi sensible. Compréhensive et soucieuse de limiter les dégâts prévisibles, la police russe détache un agent spécial d’une rare efficacité pour guider les frenchies dans des zones qui n’ont rien de touristiques, de Moscou jusqu’à Vladivostok. Le nom de l’agent ? Natacha. Et voilà notre brave Bertin, futur père, dans un sacré pétrin... Action !


     Le 11/11/2015
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Sauvez Adolf Hitler ! Le dernier thriller de notre auteur fétiche, J.-F. Bouchard qui signe son quatrième ouvrage chez Éditions Thaddée

A la conférence de Téhéran, en novembre 1943, Roosevelt et Staline se rallient au point de vue sidérant de Churchill : hors de question de supprimer Hitler ! Diabolique meneur d’hommes, le Führer est un stratège militaire incohérent, aveuglé par l’idéologie nazie et en proie à la démence, au grand dam de ses généraux qui, par servilité, en viennent à collectionner les défaites. Aussi, pour vaincre le Troisième Reich au plus vite, il ne faut surtout pas l’assassiner, mais au contraire laisser Hitler commettre erreur sur erreur. C’est sur la base de ce fait historique méconnu qu’est construite l’intrigue étourdissante de ce thriller à multiples rebonds, richement documenté, une plongée au cœur de la Deuxième Guerre mondiale.

Les espions de Churchill sont confrontés à un impossible défi : Staline a déjà donné ordre à Lavrenti Beria, le sinistre chef du NKVD, de liquider Hitler. Des agents triés sur le volet ont infiltré les rangs des SS et approchent petit à petit du dictateur nazi. Impossible de les neutraliser ? Pas si sûr pour le comité « Double Cross » du MI-5, présidé par le so british professeur, Sir John Cecil Masterman, et ses as de la désinformation créative...

Jean-François Bouchard est l’auteur de thrillers (L’homme qui torpilla Wall Street, Cent millions pour Al Qaïda), d’un roman (Sombre tango d’un maître d’échecs), d’essais (Sept leçons de sortie de crise pour Monsieur Hollande et autres monarques européens ; L’empereur illicite de l’Europe) et d’une biographie consacrée à Hjalmar Schacht, président de la Reichsbank puis ministre de l’Économie du Troisième Reich (Hjalmar Schacht, le banquier du diable).


     Le 28/05/2015
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La bombe, le poignant témoignage de José Antonio Gurriarán, librement adapté au cinéma par Robert Guédiguian

Dans la nuit du 29 décembre 1980, l'ASALA (Armée Secrète de Libération de l’Arménie) fait sauter les locaux de deux compagnies aériennes à Madrid. José Antonio Gurriarán passait par là... Il gît seul dans une mare de sang, à moitié mort. Durant de longues semaines, il attend la décision des chirurgiens. Va-t-on amputer ses deux jambes ? 

Un long combat s'engage pour ce grand-reporter. Loin de nourrir de la haine pour les poseurs de  la bombe, José Antonio n'a de cesse de les comprendre. D'où ce livre, enfin traduit en français. Il se passionne pour la cause, juste parmi les justes, de l'Arménie 
martyre.

Pacifiste convaincu, il va obtenir de l'ASALA un face à face avec les membres du commando qui l'a grièvement blessé. Son objectif : leur dire que la violence, au-delà de l'ivresse des premiers succès médiatiques, finira par nuire à l'idéal qu'ils défendent et détruire de l'intérieur ceux qui sèment la terreur et la mort. A l'appui de son message, il leur offre un livre de Martin Luther King (photo de couverture).

Si l'ASALA a disparu dans les années 1990, José Antonio Gurriarán reste un défenseur infatigable de la cause arménienne.

José Antonio Gurriarán est un journaliste et écrivain espagnol. Apprécié pour ses prestations à la radio et à la télévision, il a été correspondant à Bruxelles et Lisbonne ainsi qu’envoyé spécial pour de grands événements internationaux. Il a notamment interviewé Indira Gandhi et Salvador Allende.


     Le 28/05/2015
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Avec, "Oser et brûler" (la devise des Dragons), Gildard Guillaume révèle la vie extraordinaire d’Auguste de Sallmard, comte de Montfort, capitaine au régiment de Bourbon-Dragons et grand libertin.

Après la disparition tragique d’une femme passionnément aimée, l’homme d’armes Auguste de Sallmard devient moine, puis abbé, en 1788, de la riche abbaye de Sept-Fons. Il fréquente alors Louis XVI, la reine Marie-Antoinette, le duc de Penthièvre, la duchesse de Chartres et la princesse de Lamballe. Arrive la Révolution, qui n’épargne pas l’abbaye. Après quelques errements, l’abbé Bernard s’engage en 1792 dans les hussards de la République, sous un faux nom. Il participe à des campagnes pendant deux années puis obtient son congé et regagne son Dauphiné natal. Il écrit alors une autobiographie, malheureusement disparue. En 1800, il adresse au Premier Consul une demande d’emploi, qui reste sans réponse. Il récidive immédiatement après la proclamation de l’Empire sans plus de succès. Suivent alors des années dont on ne sait rien. En 1816, il fait publier un livre ésotérique sur la fin du monde. Il meurt en 1823, dans une mansarde du centre de Paris.À l’heure où l’on commémore la bataille de Waterloo et la chute de Napoléon, ce roman d’authentiques aventures porte un regard tout à la fois lucide et généreux sur le passage douloureux du XVIIIe au XIXe siècle.

Gildard Guillaume, avocat honoraire et historien, est l’auteur de plusieurs ro-mans et essais historiques, notamment « La sentinelle de Cabrera » (Fayard, 2005), « Terreur blanche » (Fayard, 2006), «Qu’un sang impur...», (Albin Michel, 2010), « La berline. Le retour de Varennes » (Éditions de la Bisquine, 2014). Administrateur de l’Institut Napoléon, il publie des articles dans des revues spécialisées.


     Le 27/05/2015
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Quand un grand romancier espagnol se passionne pour l'Arménie et le génocide des Arméniens

Cette fresque historique romancée couvre les trente-cinq dernières années de l’Empire ottoman, de 1885 à 1920. Une période clé pour comprendre sa chute marquée par le premier génocide du XXe siècle, celui des Arméniens.

Une vie dorée est promise à Henri de Latour, issu d’une richissime famille aristocratique. Mais le jeune homme, poussé par l’aventure, s’engage dans une carrière méprisable pour sa mère, celle de journaliste. Envoyé par le directeur de l’Aurore à Constantinople, un poste envié mais à haut risque, il sera rapidement rattaché à l’ambassade de France. Henri pressent bien avant d’en avoir les toutes premières preuves, que les Arméniens sont condamnés à périr dans un carnage comme l’Histoire n’en a encore jamais connu.

A travers son héros, à la fois journaliste, diplomate, homme d’affaires, franc-maçon et partisan arménien, G.H.Guarch nous introduit, au gré d’une intrigue captivante, au cœur de l’Histoire avec un réalisme confondant et une richesse d’informations inégalée

Romancier et journaliste espagnol, G.H.Guarch a publié près de trente ouvrages traduits en de nombreuses langues, notamment : Histoire de trois femmes (hommage aux femmes yougoslaves durant la guerre), Le jardin de sable (thématique de l’Algérie), Shalom Sefarad, Terre promise, Une histoire familiale (consacrée à la guerre civile espagnole), Terre des dieux (dénonciation de la campagne fasciste de Mussolini en Abyssinie), Au nom de Dieu (en réaction à l’intégrisme islamiste au Moyen-Orient)...


     Le 24/11/2014
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Les fils de la dentellière révèlent un grand talent littéraire

Il fallait sans doute avoir été initiée à l’art ancestral de nouer les fils par une mère dentellière, orpheline réfugiée de Van, pour parvenir à nous faire voyager en une Arménie, réelle et imaginaire, avec autant de subtilité, à travers sept nouvelles dédiées chacune à une cité : Garine, Malatya, Mouch, Kharpert, Yérévan, Spitak et Van.

Les fils de Bati Chétanian sont des mots si finement juxtaposés que son écriture emprunte souvent les univers de la poésie ou du conte. Tradition et modernité ne s’opposent pas ; la seconde s’inspire de la première, d’une profondeur et d’une richesse insondable et bienfaisante. Le raffinement de l’expression ne sert pas seulement une littérature en quête d’émotions, elle sert aussi des sujets d’actualité, parfois violents, comme les mouvements de lutte de libération nationale.

Bati Chétanian est originaire de Romans, dans la Drôme, où ses parents, rescapés du génocide de 1915, avaient trouvé refuge. Elle a fait des études de lettres classiques, avant de se consacrer à celles de l’arménien classique et de sa traduction. Son engagement dans cette voie découle de la conviction transmise par ses parents que la langue arménienne est la seule terre qui reste aux Arméniens déracinés.


     Le 24/11/2014
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Samuel réédité en version " type poche " à 15 euros

Le chef-d'oeuvre de Raffi, le " Victor Hugo arménien " que nous avions édité pour la première fois en version intégrale en 2010 va connaître une nouvelle jeunesse en cette fin d'année dans une version de type poche rehaussé d'une superbe couverture, dans un format de 13 cm par 20 cm tout de même, au prix de 15 euros contre 20 euros pour la version initiale. Ce maître livre renferme les fondements du peuple arménien et le message universel que cette nation apporte à l'humanité

Raffi (1835-1888), le « Victor Hugo arménien », légua au crépuscule de sa vie son chef-d’œuvre et son testament, Samuel. Jamais il n’a autant maîtrisé un style si particulier : une symphonie chatoyante de romantisme et d’exotisme oriental, organisée selon une composition rigoureuse.

Samuel est un prince jeune, beau, courageux et bon mais c’est aussi un idéaliste, sensible et tourmenté. Il organise la résistance pour sauver l’Arménie qui vient d’épouser la foi chrétienne au début du IVe siècle, tout en restant l’héritière de très anciennes traditions païennes mais aussi des apports des Perses, des Grecs, des Romains, de la Chine, d’Israël et des Indes. La puissante Perse, fanatique du culte du Feu, lui livre une guerre sans merci, jalonnée d’holocaustes.

À travers Samuel, Raffi parvient non seulement à jeter les fondements de l’Histoire de l’Arménie et à poser les questions essentielles ; visionnaire, il réussit aussi à prophétiser les guerres apocalyptiques du XXe siècle. Les Arméniens y payeront un terrible tribut. La Turquie dirigée par les aventuristes du mouvement Jeunes-Turcs expérimentera en effet sur eux une nouvelle arme absolue : le génocide. L’esprit de Samuel souffla et l’Arménie survécut.

[Raffi] fut qualifié de « Victor Hugo arménien », et l’on comprend pourquoi à la lecture de ce Samuel considéré comme son maître livre.


     Le 24/05/2014
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Antaram de Trébizonde ressuscite en devenant L'Immortelle de Trébizonde

Ouvrage de référence signé par Paule Henry Bordeaux, la fille de l'illustre académicien Henry Bordeaux - , Antaram de Trébizonde est le premier livre d'un auteur non arménien et de renommée qui révèle le sort des Arméniens pendant la Première Guerre mondiale.
Nous sommes en 1930. Le Figaro publie le roman sous forme de feuilleton en 39 épisodes du 20 mai au 4 juillet. Dans la foulée, le texte est édité par Albin Michel qui consent un budget important de promotion.
La communauté arménienne de France et celles des diasporas du monde entier exultent et se passionnent pour ce livre, le premier qui parle enfin d'eux au milieu d'un silence assourdissant. C'est qu'à travers ce roman, Paule Henry Bordeaux expose dans une fiction inspirée de faits réels et d'un réalisme inégalé jusqu'aujourd'hui, le génocide des Arméniens entre 1915 et 1916 dans l'Empire ottoman, et, ce qui est sans doute encore plus rare, leur lutte de libération nationale dans le Caucase entre 1918 et 1920, dans les confins orientaux de leur zone de peuplement historique. Lutte couronnée par la proclamation de la république d'Arménie du 28 mai 1918. Alors que le sort des " Restes de l'épée ", ces Arméniens rescapés du génocide restera méconnu jusqu'à récemment, l'auteur choisit pour héroïne une de ces restes de l'épée sauvés par un chef kurde alévi.
Un joyau qu'Editions Thaddée a sauvé de l'oubli. L'oeuvre est mis en perspective dans une remarquable préface signée par l'historienne Taline Ter Minassian. Nous avons choisi de retenir pour titre de cette réédition, L'Immortelle de Trébizonde, et non pas Antaram de Trébizonde qui nous a semblé trop énigmatique, les deux mots formant le titre étant inconnus du public non arménophone. Antaram signifie en arménien les fleurs immortelles, les immortelles.


     Le 24/05/2014
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Les douze piliers de l'identité arménienne ou le secret de la longévité du peuple arménien

Éditions Thaddée signe un nouvel opus sur la thématique arménienne. Il s'agit d'un essai qui ouvre un nouveau champ d'étude inexploré pour une question de base restée jusqu'aujourd'hui sans réponse d'envergure. Quel est le lien qui a permis aux Arméniens de résister depuis 3 millénaires à d'innombrables épreuves et de figurer parmi les rares peuples qui ont réussi à survivre de la plus Haute Antiquité jusqu'à nos jours ?

Robert Der Merguerian, professeur émérite de l’université de Provence où il a fondé la chaire d’études arméniennes, relève le défi. Selon une méthodologie qu'il expose de façon concise en préambule, l'auteur pose les 12 piliers qui font l'identité arménienne, dans un langage clair et accessible à tous. Un cahier de 12 pages de photographies et de cartes servent son texte.

Ces 12 piliers sont :

  • 4 évènements historiques : la conversion au christianisme en 301, la bataille d'Avaraïr en 451, le génocide de 1915, Sardarapat et l'indépendance de l'Arménie en 1918
  • 1 lieu mythique : le mont Ararat, montagne magique et sacrée
  • 5 personnalités : Haïk le héros légendaire, les rois Artaxias I le Brave et Tigrane le Grand, Komitas le musicologue et Sayat Nova l'achour
  • 1 texte : la légende de Sassoun
  • 1 bien immatériel : la langue et l'alphabet arménien


     Le 22/10/2014
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Un polar qui nous a vraiment conquis. La Fnac des Ternes aussi !

Nous avions déjà édité des romans policiers, ceux d'Alain Rossignol passionné par le Moyen Âge et la révolution Française, et de Jean-François Bouchard, expert de la finance. Cette fois, nous " tapons " dans le pur et dur avec ce Sans Zanto, un clin d'oeil à San Antonio, dont le texte, nous dirions plutôt la verve, fait penser à Audiard, mais avec une touche craquante qui rehausse le héros, un personnage costaud et carré, d'un esprit futé, sensible, généreux, curieux et joyeux. Plongée dans les bas-fonds, l'alcool, le sexe, l'argent, la " bastong " et l'univers de la gâchette facile, au coeur de Paris et de sa proche banlieue. Un petit bijou signé Jérôme Dutel.

La Fnac des Ternes n'a pas manqué de repérer Sans Zanto puisqu'elle a placé cette nouveauté en évidence sur sa table dédiée à ses policiers préférés.

 


     Le 16/10/2014
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Les jumeaux du 10 août, le digne frère des Lettres diaboliques

Alain Rossignol, chirurgien, passionné de livres anciens, d'histoire et de littérature, nous avait réservé un superbe livre en rejoignant les Editions Thaddée en février 2013 : Les lettres diaboliques, un roman policier médiéval. Cette fois, avec Les jumeaux du 10 août, il n'est plus question d'enquête policière, mais d'un roman d'aventure de deux frères que la vie et leurs qualités vont séparer, avec la révolution Française en toile de fond.

L'auteur a choisi un intervalle de temps de 52 jours, entre le 20 juin 1792, quand la foule de Paris vient provoquer et menacer le roi et la reine dans le Palais des Tuileries, et le 10 août, quand les révolutionnaires passent à l'action armée en prenant d'assaut ce même palais, dans un quitte ou double. Un livre poignant qui se lit en images virtuelles tant l'auteur excelle dans sa capacité d'évocation. Un régal de divertissement et un vrai cours d'histoire indolore en prime.


     Le 10/10/2014
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Saviour Borg est de retour et le mauvais génie de banquier de Shapiro aussi...

 

Editions Thaddée signe son 16ème opus en ce milieu de mois de mai. C'est un policier, un genre qui nous plaît bien. Nous récidivons avec notre auteur fétiche, Jean-François Bouchard. Il nous a déjà régalé avec L'homme qui torpilla Wall Street (mai 2013), initiant  la première d'une série que nous espérons longue et prospère. Son personnage original, Saviour Borg, l'ex-gouverneur de la Banque centrale de Malte, nous entraîne à chaque fois avec bonheur et un suspens savamment distillé, dans le monde opaque de la finance et des services secrets. Avec Cent millions pour Al-Qaïdail nous fait découvrir cette fois les institutions spécialisées dans le blanchiment d'argent, situées au Lichenstein, et l'univers les gros détenteurs de réserves en or.

En guise  de hors-d'oeuvre, voici un petit aperçu du livre : lorsque Thomas Shapiro, le président de la plus grande banque d’affaires mondiale, Fox Goldenberg, est jeté en prison pour de multiples et gigantesques fraudes (lire pour cela L'homme qui torpilla Wall Street), il demande à l’homme qui a causé sa perte, Saviour Borg, ancien gouverneur de la Banque centrale de Malte, de récupérer cent millions de dollars qu’il a dissimulés au Liechtenstein pour payer sa caution. Naturellement, Borg refuse. Mais Shapiro est un as dans l’art de la manipulation. Et contrairement à Borg, il n’a aucun scrupule. 

De Malte à la Suisse, du Tchad au Maroc, des États-Unis à Cuba jusqu’aux réserves d’or à cachées dans les salles fortes des banques de Paris, convoitise et mort suivent les circuits du terrorisme international et du blanchiment d’argent. Une manipulation machiavélique à multiples tiroirs dont le décor est celui d’un monde où la fiction rejoint la réalité sans jamais la trahir. 

Jean-François Bouchard est un spécialiste de la finance internationale. Ses missions l’ont conduit en Afrique, dans les anciens pays de l’Est, dans les Caraïbes ou ailleurs.


     Le 21/05/2014
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Les élections européennes ne se feront pas sans Editions Thaddée

Thaddée passe pour l'apôtre des causes difficiles. L'idéal de la construction de l'Europe en est une. C'est le sujet dont discutent Marielle de Sarnez et le député italien Sandro Gozi, avec le journaliste Eric Jozsef, dans l'Urgence européenne qui sort peu avant les élections européennes, les neuvièmes de l'histoire. Elle se dérouleront le 25 mai en France.
Un texte de 142 pages qui tient en poche, animé, critique, instructif, accessible à tous et au prix contenu de 9,50€ (après remise).


     Le 07/04/2014
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Thaddée fête le 90ème anniversaire de la Callas le 2 décembre 2013

Lundi 2 décembre 2013, Maria Callas aurait eu 90 ans. Le 15 novembre sortira en librairie le " Maria Callas par Nadia Stancioff ", un livre de référence pour les passionnés de la diva et tous ceux qui, piqués par la curiosité, chercheront à savoir comment cette jeune fille d'origine grecque émigrée à New York, obèse, mal proportionnée, boutonneuse et non désirée mais à la voix prometteuse, devint, au terme d’un travail acharné, celle qu’on surnomma la Divina, l’une des femmes les plus élégantes et les plus adulées de son temps.
Édité d’abord en américain pour les États-Unis, puis en de nombreuses langues (allemand, japonais, bulgare, grec, italien et danois), cet ouvrage de référence l’est enfin en français. Nadia Stancioff fut la chargée de presse et la confidente de Maria Callas, les huit dernières années de sa vie.
Maria Callas par Nadia Stancioff


     Le 11/10/2013
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Chrétiens d'Orient, entre ombre et lumière

Pascal Maguesyan sillonne le Moyen-Orient depuis plus de dix ans en tant que journaliste. Il écrit et il photographie. Ce livre de 317 pages de texte et de 32 pages de photos est le fruit de ce long travail. C'est un document exceptionnel qui traite d'un sujet " d'actualité brûlant et durable " : la survie des chrétiens d'Orient. On y découvre, de l'Egypte à l'Iran en passant par la Syrie, Israël, le Liban, La Turquie, l'Irak et l'Arménie, des portraits et des sites superbes. Ecrit dans le style du carnet de voyage, ce livre répond à une des maximes d'Editions Thaddée : " instruire sans jamais lasser. "

Chrétiens d'Orient : Ombres et lumières de Pascal Maguesyan


     Le 10/10/2013
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Un essai polémique à glisser dans toutes les poches

Après son premier roman, L'homme qui torpilla Wall Street, un thriller financier d'espionnage, sorti en juin dernier chez Thaddée, Jean-François Bouchard, haut fonctionnaire à la Banque de France, récidive. Cette fois avec un petit essai d'économie politique sous forme de sept questions/réponses, dans un format poche (un 10/18) de 130 pages et un style mêlant le punch à un humour bien dosé. Le thème ? Un sujet d'actualité durable : la sortie de crise. Les réponses ne sont pas forcément celles que l'on a l'habitude d'entendre. A lire et à découvrir.

Sept leçons de sortie de crise de Jean-François Bouchard


     Le 09/10/2013
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Un thriller financier et d'espionnage dans la perspective de l'été !

L'homme qui torpilla Wall Street
Qui peut s’opposer au système financier international et à son temple, Wall Street ? Barack Obama devait en découdre : « Si les banques veulent se battre, je suis prêt. » Loin d’être dominées, et malgré leurs excès qui ont failli dégénérer en une catastrophe majeure en 2008 et 2009, les banques et la haute finance ont mis au pas, plus implacablement que jamais, les peuples à la base, les Etats au sommet. Wall Street est-il donc intouchable ? Non, à condition de trouver un adversaire à sa mesure, qui en connaisse les arcanes. Un homme du sérail...
Ce personnage de roman s’appelle Saviour (Le Sauveur) Borg, gouverneur de la Banque centrale de Malte. Il a pour maître à penser un obscur mais non moins génial savant français qui s’est distingué par ses echerches sur les lois fondamentales des équilibres au siècle dernier. Borg va réussir seul, là où les plus puissants ont échoué, en retournant contre la haute finance ses propres armes : la spéculation et l’information. Palestinien par sa mère, Borg va aussi appliquer la théorie des équilibres au conflit israélo-palestinien.

Jean-François Bouchard est un expert en finance et en fonctionnement des banques. Il a effectué de nombreuses missions en France, en Europe, en Afrique, dans les Caraïbes, pour des questions de blanchiment d’argent, d’abandon du Franc pour l’Euro ou de contrôle des banques. Il a aussi travaillé dans les anciens pays communistes lors de leur accession à l’Union Européenne, notamment en Roumanie et en Bulgarie.


     Le 13/06/2013
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" 10 " pour Editions Thaddée

Nous sommes heureux d'annoncer la sortie de notre dixième livre, Chaos, un très grand roman de la littérature arménienne, signé par Alexandre Chirvanzadé (1858-1935), qui est entré grâce à ce chef-d'oeuvre au panthéon de la littérature mondiale. Il est enfin publié en français.

Contrairement aux thèmes de prédilection de l'édition arménienne, ce livre n'aborde ni les violences anti-arméniennes, ni la chrétienté en Orient. L'action se déroule à la fin du XIXe siècle, aux confins méridionaux de la Russie, dans la ville de Bakou, capitale pétrolière du Caucase, alors mosaïque de peuples qui cohabitent apparemment sans heurts. Ce qui ne sera malheureusement pas le cas au XXe siècle.

A la mort du patriarche Markos Alimian, parti de rien et devenu l'un des plus puissants magnats du pétrole, ses quatre enfants qui mènent des vies dissolues héritent de sa fortune. Mais les termes du testament sont extrêmement contraignants. La boîte de Pandore est ouverte. A travers le chaos moral de cette famille arménienne et le chaos social de la cité pétrolière, Chirvanzadé, dans la pure tradition du réalisme, décrit avec minutie la société de son temps.

Laurent Lemire, critique à Livres Hebdo (N° 952 du 3 mai 2013), résume en ces termes l'intérêt du roman : " De cet argument sans doute banal, Alexandre Chirvanzadé a tiré un drame balzacien, très dialogué, qui rappelle que ce romancier très populaire en son temps écrivait aussi des pièces de théâtre. Cette sordide histoire de succession aurait peu d'intérêt s'il n'y avait la verve de l'auteur et surtout sa manière de nous présenter le Bakou de la fin du XIXe siècle, cité pétrolière où l’odeur du rouble se confond avec celle de l'or noir. [...] Avec des règlements de compte à la Dallas, Chaos, c'est un peu les Ewing en Azerbaïdjan ! "


     Le 07/05/2013
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Du neuf pour le printemps

Notre maison d'édition est heureuse d'annoncer la sortie de son neuvième livre, un roman policier qui se déroule au Moyen Age, en pleine guerre de Cent Ans : Les lettres diaboliques.

Ce livre nous a ravi. A la veille du printemps, c'est un doux rayon de soleil.

Ni trop mince, ni trop épais, un peu plus de 200 pages. Finement écrit, il se lit facilement et agréablement.

Du suspens ? Assurément, c'est un policier !
Des découvertes ? Assurément. L'auteur nous fait découvrir le mythique quartier latin et son art de vivre au XIVème siècle, à travers son dédale de rues, de métiers, d'auberges... Il décrit les principaux protagonistes de la guerre de Cents Ans et nous en livrant l'intelligence lumineuse.
Chirurgien de métier, Alain Rossignol a ciselé un personnage qui lui est cher, Anselme, le brave chirurgien humaniste. Ses descriptions d'opérations, notamment de la hernie de l'aine, sont saisissantes.
Issu d'une famille de libraires spécialisés dans le livre ancien, Alain Rossignol, nous entraîne aussi avec brio dans l'univers du monde du livre de l'époque, c'est à dire des manuscrits, des ateliers de copistes, du contrôle de l'Université...
Des originalités ? Le roman n'en manque pas. Ainsi Alain Rossignol réserve un superbe rôle à Etienne Marcel, un personnage historique célèbre mais dont on ne connaît pas grand chose...
De l'imagination ? Il en fallait pour devancer de près d'un siècle l'invention de l'imprimerie. Mais qui sait, des pionniers de l'imprimerie comme le jeune Emilio ont peut-être bel et bien existé ?


     Le 15/03/2013
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Sortie du huitième livre des Ed. Thaddée : Le bateau sur la montagne

Le livre est disponible sur notre site internet (en cliquant ici) et en librairie à compter du 30 novembre 2012. Ci-dessous le texte de la 4ème de couverture.

Citoyen du monde, polyglotte, artiste rebelle, Kostan Zarian (1885-1969) a fréquenté les plus grands écrivains et révolutionnaires de son temps : Céline, Lénine, Trotski, le belge Emile Verhaeren, l’angloirlandais Lawrence Durrell, l’espagnol Miguel de Unamuno, l’italien Filippo Tommaso Marinetti…

Né au Caucase, son existence aventureuse l’a mené à séjourner dans de nombreux pays, dont la France, l’Italie, l’Espagne, la Grèce, la Turquie, la Russie et les Etats-Unis, mais c’est en Arménie qu’il a choisi de vivre les neuf dernières années de sa vie. Kostan Zarian a hissé son ultime roman, Le Bateau sur la montagne, au rang de chef d’oeuvre de la littérature mondiale. Son universalité réside dans ce qu’il est construit comme un mythe, qui interroge le destin spirituel de la terre et des peuples.

Une année s’est écoulée depuis la révolution d’Octobre 1917. Les troupes russes ont
abandonné le front. Le Caucase est livré à lui-même, ravagé par les épidémies et la
guerre. C’est dans ce contexte de fin du monde que le peuple arménien accomplit un
miracle géostratégique. Alors qu’il a perdu son indépendance depuis un millénaire,
il parvient à fonder une république indépendante, deux ans après le génocide de
1915/1916, qui a décimé sa population sous administration ottomane.

Le héros du roman, Ara Hérian, capitaine au long cours, conscient de la formidable
bataille qui se prépare, quitte la mer Noire et part rejoindre son tout nouveau pays,
une mer de montagnes. Il propose ses services de marin et s’engage à faire parvenir
une vedette pour patrouiller sur l’unique plan d’eau de l’Arménie, un vaste lac
de haute altitude…


     Le 01/12/2012
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LE BATEAU SUR LA MONTAGNE, L'ANTI-CHEVAL DE TROIE

Le chef d’œuvre de Kostan Zarian, édité en 1986 par le Seuil, sans faire de vague, nous revient avec une nouvelle présentation et des enrichissements. Un livre majeur et unique qui révèle l’Arménie combattante et créatrice. Editions Thaddée a pris le pari de le rééditer. Une initiative saluée par la presse spécialisée. Le magazine professionnel des éditeurs et des libraires, Livres Hebdo, dans son édition 9 novembre, a consacré une " avant critique " à l’évènement (voir l’onglet : dossier de presse). Tel un Malraux arménien, Zarian élève son aventure au niveau du mythe et transforme des vies en destins. Cela valait bien une seconde chance, conclut Laurent Lemire.

QUATRE QUESTIONS À L’ÉDITEUR, J.J. AVÉDISSIAN

La symbolique du bateau sur la montagne, c’est celle d’un anti-cheval de Troie.

Pourquoi Le bateau sur la montagne a-t-il tant de valeur à vos yeux ?
C’est un livre quasi unique et d’une grande modernité. Zarian met en lumière l’Arménie dans la période (1918/1920) la plus critique de son histoire – il fallait vaincre ou disparaître - mais sous son jour joyeux, créateur et combatif, ce qui tranche avec l’image d’Epinal collée aux Arméniens, celle de la très chrétienne Arménie souffrante, implorant reconnaissance et secours. Zarian aborde de front, dans une approche universelle, les questions fondamentales : le sens de la vie et le rapport de l’individu à la nation. S’il fallait choisir un livre de chevet pour les Arméniens de la diaspora, je le conseillerais. Zarian traite en effet à fond la question du rapport de l’Arménien de la diaspora à la mère Patrie. Ce roman permet aussi de franchir le cap de1915 sur lequel beaucoup de nos compatriotes restent pour ainsi dire échoués. Il est symptomatique de constater que tous les Arméniens connaissent les figures de leurs trois principaux bourreaux, mais pas celles de leurs généraux, de leurs Leclerc qui les ont sauvés et redonnés leur honneur.

Vous dites avoir apporté une série d’enrichissements, lesquelles ?
Comme toute édition de classique qui se respecte, j’ai veillé à ajouter une vraie biographie. Celle incluse dans la préface de l’édition du Seuil était limitée à trois pages. Celle-ci, riche de treize pages signées d’Artsrun Avagyan, Doyen de la faculté de philologie à l’université d’État de Erevan, apporte de nombreuses révélations et corrige des contre-vérités. Une brève chronologie de l’Arménie, ainsi que deux cartes géographiques en couleur permettent de se situer dans le temps et l’espace. Il y a enfin, le " look ". L’illustration de couverture me semble bien plus dynamique que l’ancienne, une enluminure abstraite, extraite d’un évangile de 1587.

Quelle est la symbolique du bateau sur la montagne ?
On a de cesse de la chercher ! On peut y voir l’Arche de Noé, le rêve d’une ouverture de l’Arménie sur la mer, un pari fou, une grandiose contradiction entre les océans et les continents, le symbole d’une élévation… Pour moi, le bateau de Zarian, c’est tout à la fois la diaspora, le monde extérieur, son universalité, qui s’offrent à la citadelle des montagnes arméniennes. Le roman met en scène un autre navire, construit sur place, au bord du lac, en bois, maladroitement, avec les moyens du bord. Il est fonctionnel mais il n’a pas la dimension symbolique et l’essence mythique du bateau de métal que le héros fait acheminer depuis un monde lointain et inconnu, la mer. La symbolique du bateau sur la montagne, c’est celle d’un anti-cheval de Troie.

Ed. Thaddée. Pourquoi une jeune maison d’édition comme la vôtre réédite Le bateau sur la montagne. N’est-t-il pas préférable de promouvoir de nouveaux titres ?
JJA. On m’a déjà fait cette remarque quand j’ai réédité Samuel, le chef-d’œuvre de Raffi, en 2010. Il avait édité pour la première fois en…1924, dans une version condensée. Le catalogue de la littérature arménienne classique traduite en française mérite tout juste le qualificatif de « service minimum ». Imagine- t-on un instant l’édition française faire l’impasse sur Balzac, Hugo, Zola, Maupassant… Et puis, que dire de la prose de Zarian ? c’est tout simplement époustouflant, de la très grande littérature. Cela dit, oui, il faut absolument chercher de nouveaux talents. Mais c’est encore plus difficile de les promouvoir que les classiques !


     Le 01/12/2012
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Sortie du septième livre des Ed. Thaddée : Les marcassins sacrés

Dans la numérologie chrétienne, le chiffre sept serait le symbole de la perfection. Nous n'en espérons pas tant du septième livre édité par notre jeune maison. Mais il s'agit vraiment d'un livre chargé d'une énergie irradiante qui tient une place capitale dans notre histoire. En effet, sans la rencontre entre l'auteur, un moine qui a pris pour nom de plume Georges Montaigu et Jean-Jacques Avédissian, les Editions Thaddée n'auraient sans doute jamais vu le jour. C'est au contact de ce père spirituel que le projet fou d'un journaliste entre deux âges est devenu réalité.

Comme souvent, on peut avoir plusieurs lectures d'un livre. La richesse des Marcassins sacrés se prête à des lectures multiples. L'une d'elle réside dans sa dimension entrepreneuriale. Le personnage central du roman, un moine, se lance dans en effet dans le projet de création d'un monastère en partant de rien. Il devient aussi exploitant agricole, en l'occurrence d'un élevage porcin, puis fondateur d'un laboratoire de charcuterie. Le roman est en bonne partie autobiographique. Georges Montaigu est dans la réalité : moine, éleveur, chef d'entreprise, érudit, polyglotte, tout en restant un homme d'une très grande "rusticité" et humilité. A toutes ces qualités réunies qui par les lois de la probabilité distinguent cet homme entre des millions, s'en ajoute une, le sens permanent de l'humour.

Pour résumer en quelques mots ce roman, le plus simple consiste à en reproduire la dernière de couverture :
Comment faire partager « aux chercheurs de livres » l’émerveillement qui fut le nôtre à la découverte de ce petit chef d’oeuvre que l’auteur conservait secrètement dans un coin de sa bibliothèque ? Il y est en effet dévoilé, sous la forme d’un roman en partie autobiographique, dans un style limpide, vif, alerte, et avec un sens de l’humour constant, comment l’utopie d’une vie communautaire aspirant à élever l’homme au plus haut, au-delà de sa condition humaine, peut fonctionner, en plein XXe siècle désenchanté.
Le lecteur qui voudra bien se laisser embarquer dans l’aventure de ce moine défricheur, éleveur, chercheur et, finalement, fondateur d’abbaye, se sentira très vite, comme Henri, l’ex-délinquant qui deviendra son « aide de camp », le témoin médusé d’une existence conciliant les pires contraintes quotidiennes avec les temps d’une recherche spirituelle - stimulante et foisonnante - dont les fruits sont révélés sous la forme d’une série « d’axiomes ».


     Le 24/09/2012
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Sortie du sixième livre des Ed. Thaddée : Monsieur Pagnolian au pays des Soviets

Si vous cherchez un livre drôle, vous le tenez entre les mains ! En plus de rire aux larmes à la lecture d’une série d’histoires courtes, vous apprendrez les mille secrets de la vie courante du citoyen soviétique, russe et arménien, du plus humble au plus élevé.

Le style d’Albert Adonian rappelle celui de Pagnol d’où son surnom de Monsieur Pagnolian. Albert Andonian porte en lui l’esprit de la France et de la Provence, de son tempérament frondeur et de son humour ; et leurs équivalents, en version arménienne. Le genre humoristique étant quasiment absent de l’édition arménienne qui privilégie les thématiques du génocide ou du christianisme, ce livre pionnier rendra justice au sens de la fête et de l’humour, une seconde nature chez les Arméniens.

Mais au fait, comment Albert s’est-il retrouvé au pays des Soviets ? Saignée par la Seconde guerre mondiale, enhardie par sa victoire militaire, l’U.R.S.S. de Staline lance un appel aux Arméniens du monde entier en 1946, les invitant à s’installer dans leur mère patrie, la petite République d’Arménie. 100.000 candidats y affluent dont 7.000 de France. Albert a tout naturellement suivi ses parents. Il avait vingt et un ans. Si « le bonheur c’est de passer à côté du pire », il est un des rares à avoir réussi.

Albert Andonian est né en 1926 au Pouzin en Ardèche. Arrivé en Arménie soviétique sans diplôme, il devient professeur de français, puis traducteur au plus haut niveau à la prestigieuse agence de presse NOVESTI à Moscou, en particulier de Brejnev, Tchernenko et Gorbatchev. Il vit toujours dans la capitale russe.


     Le 11/06/2012
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Sortie du cinquième livre des Ed. Thaddée : Les restes de l'épée
Ce livre de plus de 200 pages de texte de Laurence Ritter et de 32 pages de photos de Max Sivaslian est le fruit d'une enquête longue de trois ans, dans les territoires de l'Est de la Turquie que les Arméniens nomment "l'Arménie historique", à la recherche et à la rencontre des descendants des Arméniens qui ont réchappé au génocide et qui sont restés sur place.
Plus ou moins islamisés, plus ou moins kurdifiés, ces personnes ne sont ni des Turcs, ni des Arméniens modèles. Ils sont souvent rejetés par les sociétés turque et arménienne. Ils seraient des centaines de milliers, voire des millions. Ce livre est le premier à explorer ce thème dans une approche globale. La question de ces "âmes errantes", ou de ces "non-entités" est devenue un phénomène sociétal et médiatique qui prend une ampleur croissante en Turquie. Après s'être longtemps tues, ces personnes dont la survie était conditionnée par le secret, commencent à parler et à s'affirmer.
La préface de Cengiz Aktar, intellectuel turc, principal initiateur de "l'appel au pardon" envers les Arméniens, donne la mesure de l'importance capitale et croissante de ce sujet en ces termes : Plus le rideau se lèvera, plus nous serons consternés par ce que nous verrons, entendrons, vivrons, que nous soyons en Arménie, en Turquie ou dans les pays où vivent les descendants des Arméniens d'Anatolie.

     Le 31/03/2012
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Sortie du quatrième livre des Ed. Thaddée : Les grains du sablier
Christian Pahlavi a découvert notre maison d'édition en avril 2010. Lecteur boulimique, il s'est précipité sur notre premier livre : Du Gamin d'Istanbul au fédaï d'Ourmia. Le dernier mot du titre, Ourmia, l'a hypnotisé. Le superbe et immense lac salé d'Ourmia se trouve en effet au nord-ouest de l'Iran. Le neveu adoptif du Chah ne pouvait manquer de faire connaissance avec le Fedaï (combattant) d'Ourmia. Cette rencontre nous a valu une lettre de compliment et un manuscrit. Un an plus tard, son texte tapé à la machine à écrire s'est transformé en un livre : Les grains du sablier.
Ces mémoires se lisent comme un roman : le petit bâtard franco-allemand né à Paris en 1941 deviendra un court moment l'héritier potentiel de la couronne perse, Ali-Reza Pahlavi (frère du Chah d'Iran) le reconnaissant comme son fils légitime. Balloté entre deux pays, deux cultures, deux pères, deux identités, Christian Pahlavi, né Cholesky, nous fait voyager dans le temps et découvrir un pays aussi hermétique que médiatique, l'Iran, grâce à sa plume alerte, incisive, facétieuse.
Christian Pahlavi est aussi un conteur né. Il est intarissable et incollable dans son domaine de prédilection : l'histoire. C'est sans doute ce qui explique qu'il s'estime avec humour, pire que vieux, "ancien". Il est âgé aujourd'hui de 70 ans.

     Le 08/11/2011
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Les Irradiés de Béryl à l'honneur dans Science et Avenir de septembre
 
Le mensuel d'information scientifique de référence consacre un article de près d'une page à notre dernier né, Les irradiés de Béryl, sous la plume de Dominique Leglu, la directrice de la rédaction.
"A l'heure de Fukushima, conclut-elle, on doute que le cinquantenaire de Béryl, l'année prochaine, soit commémoré à la hauteur des doses (de radioactivité) jadis enregistrées, toujours gardées secrètes."
Après des décennies de procédures, les irradiés du nucléaires qui ont été 597 à déposer des dossiers d'indemnisation, n'ont été que deux à être indemnisés, à hauteur de 20.000 et de 17.000 euros.
Seuls 245 dossiers ont été examinés, 129 décisions ont été prises avec 127 rejets d'indemnisation, selon l'AVEN, au 10 Aout 2011, qui rapporte une réponse orale de la Commission d'Indemnisation des Victimes des Essais Nucléaires qu'elle a interrogée.

     Le 12/08/2011
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Eitions Thaddée, en livre du jour de l'édition du Monde du 30 juin
 
Nathalie Brafmann s'est penchée sur la troisième parution de notre jeune maison d'édition, les Irradiés de Béryl, et lui a consacré la rubrique "le livre du jour".
Ce livre est un témoignage, écrit t-elle, un document même, tant il relève de la précision. Ce n'est pas un réquisitoire pour ou contre le nucléaire. Même s'il peut servir à relancer le débat sur l'avenir sur l'avenir de l'atome, quelques mois après la catastrophe de Fukushima. Pour Editions Thaddée dont la ligne éditoriale privilégie les causes difficiles, c'est un bel encouragement.

     Le 18/05/2011
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Le troisième livre des Editions Thaddée devrait être disponible en librairie à compter du 13 juin 2011. Le thème des victimes des essais nucléaires s’inscrit parfaitement dans la ligne éditoriale de Thaddée, le symbole des causes difficiles.
Près de cinquante après les essais nucléaires au Sahara et au Hoggar, en Algérie, les victimes demandent toujours justice et attendent toujours des réparations… pour celles qui ont survécu. Les premières mesures d’indemnisation devraient être prises fin mai, début juin 2011.

Pour toute demande d’informations, vous pouvez vous adresser à la maison d’édition (nous contacter) ou à notre attachée de presse, Marie Laure Walckenaer (Langage et Projets conseils) au 01 53 26 42 10 ou sur marielaure@lp-conseils.com.
Louis Bulidon, l'auteur


     Le 18/05/2011
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Thaddée, accord de diffusion et de distribution
Depuis février dernier, soit moins d'un an après sa fondation, Editions Thaddée est diffusé et distribué.

Le diffuseur n'est autre que CED CEDIF
73, quai Auguste Deshaies – 94200 Ivry-sur-Seine – Tél : 01 46 58 38 40 – Fax : 01 46 71 25 59 – Email : societe@ced-cedif.fr – site : http://www.diffusion-ced-cedif.com/

Quant au distributeur, il s'agit de DAUDIN Distribution
1, rue Guynemer CS 30504 78771 Magny Les Hameaux Cedex – Tél : 01 30 48 74 50 – Fax : 01 34 98 02 44 – Email : info@daudin.fr – site : http://www.daudin.fr/index.php

     Le 09/03/2011
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Interview sur radio Ayp à propos de Samuel de Raffi

     Jean-Jacques Avedissian, fondateur des éditions Thaddée, était sur radio Ayp le 13 novembre dernier pour parler de la sortie de Samuel de Raffi.



     Le 20/11/2010
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Samuel, une arrivée fracassante !

     Les 1500 exemplaires de Samuel, de Raffi (Hagop Mélik Hagopian) sont livrés à notre dépôt de Montreuil de façon spectaculaire, dans l'après-midi du 29 octobre. En raison des travaux du nouveau marché, le camion de livraison qui vient de Condé-sur-Noireau, dans le Calvados, bouche la circulation au carrefour stratégique de la Croix de Chavaux au milieu d'une sirène de klaxons. C'est le deuxième livre de notre maison et le dernier de l'année 2010. Un beau bébé, 580 grammes, 480 pages,15 par 20 pour les mensurations. Le premier exemplaire est immédiatement expédié à Marseille au premier acquéreur qui l'avait réservé d'avance, un certain... Raffi !
     Le 29/10/2010